25 mai, Casablanca

Seule a la maison depuis une semaine, je profite de mes soirees tranquilles pour rattraper mon ignorance cinematographique. Des films classiques aux films cultes, des plus anciens aux plus recents, je complete mon education et me regale!

Apres Bodyguard, Le parrain, Intouchables, je viens de regarder Casablanca de Michael Curtiz. Cela faisait des annees que je voulais le voir et je n’ai pas ete decue. Un beau scenario, des acteurs splendides et une musique magnifique! J’aime vraiment les films de cette epoque, ils ont une esthetique magique je trouve…

Vous avez des films a me suggerer? Votre prefere? Celui qu’il faut avoir vu avant de mourir?

Sinon, mardi dernier, en faisant un tour en ville avec un copine, j’ai bu le meilleur des chocolats chauds. On sentait les feves de cacao grillees, une pointe de noisette… la tasse etait bien trop petite, j’aurais voulu qu’il ne finisse jamais!!!!

The only failure is the failure to try / Le seul echec est celui de ne pas essayer
The Best Exoctic Marigold Hotel, director John Madden

15 mai, ca bouge dans la tête…

Mi-mai et l’envie de bouger se fait ressentir… Je planifie et imagine mon prochain road trip (sans voiture et en plein hiver).

Je pense quitter Welli vers fin juin, début juillet et passer au Sud… Rien de défini encore mais je vais me prendre un peu de temps pour visiter avant de me poser quelque part pour la pleine saison de ski!!!!

Plus de news bientôt. Bises!

5 mai, la bise!

Les jours s’enchaînent et se ressemblent, entre boulot, soirée entre amis (anniv, films et travers de porc à volonté), et repos…

Ca me désespère de ne rien avoir de plus à vous dire mais raconter la vie au quotidien serait fastidieux.

Peut-être quelques lignes sur les films qu’on a regardé: Eagle vs Shark, une comédie kiwi d’un humour très passable, longue et un peu absurde mais dont l’histoire est plutôt intéressante. 

Et Boy, film culte ici, sorti il y a 2 ans. Histoire d’un petit garçon maori, qui vit un peu par lui-même et qui rêve beaucoup. A la fois drôle et tragique, c’est un film profond et à voir absolument pour approcher un peu la vie maorie ici.

Sinon un sujet qui m’a beaucoup marqué ces derniers temps: la bise à la française!!!

On ne se rend pas compte à quel point, nous les français on se fait la bise et comment ça fait partie de notre éducation. Ici, ils se font des sorte de câlins pour se dire bonjour et au revoir mais jamais au grand jamais la bise! C’est trop intime… soi-disant mais quand quelqu’un que tu connais depuis 2h te fait un gros câlin, ça ne l’est pas…????

Du coup, quand tu rencontres des français tu ne sais plus quoi faire…la bise, un câlin? Et ca se termine généralement par une danse un peu bizarre d’avant en arrière puis par un vague geste de la main pour se donner un peu de contenance.

Mais ca me manque!!!! Une bonne bise bien sonore fois 2 ou 4 selon…

Enfin voilà les quelques news… et promis j’essaie d’être plus productive la prochaine fois (et de répondre aux mails…)

25 avril, dés ordre

Une semaine chargée vient de se terminer et une autre commence sur les chapeaux mais quelques évènements viennent ponctuer ce train train rythmé…

Ecrire ce blog, en buvant un tasse de thé et en dégustant des noisetins tout chauds… (sorte de biscuit à la noisette, miammiam!, merci M’)

J’ai commencé un cours de salsa! Ca fait plaisir de bouger et de rencontrer d’autres personnes… et puis ça me permet de me changer les idées 1 fois par semaine.

Je suis sortie avec les collègues dimanche, verres payés par les pourboires et belles rigolades avec tout le monde!  Je ne suis pas peu fière de cet exploit… rassembler un équipe aussi hétéroclite relevait du défi mais c’est fait!

J’ai fait le plus délicieux des crumbles poire-caramel. Une recette facile pour un résultat succulent. Je crois que c’est l’un des meilleurs gâteaux que j’ai mangé depuis longtemps… Pas de photos malheureusement, c’est parti trop vite mais si vous voulez essayer, demandez-moi la recette, je vous la donnerais avec plaisir.

Invitée hier soir chez un collègue pour goûter des nems maison accompagnés de riz cantonnais. J’en ai même fait moi-même! Chétai crop bon avec une feuille de menthe et roulé dans une feuille de salade…

A très vite!

Piano man dans la rue, un petit jazz pour faire son shopping, y’a rien de mieux!

15 avril , funny welli

J’ai volontairement oublier le precedent billet parce que rien a dire… (pardon pour les accents manquants mais les claviers anglais sont pas tres accents…)

Je continue le boulot, qui se paase plutot bien, une bonne equipe qui se construit. Premier verre apres le boulot, c’etait top! J’ai discute avec un technicien son lumiere francais qui a bosse au Grand Palais et tout un tas de batiments historiques, au Festvial de Cannes, avec M, et bien plus a seulement 22 ans… Un autre jeune homme francais  qui a vecu a Madagascar pendant son enfance et a appris la voile aux Glenans… :-D!

Les marches sont toujours aussi sympa. J ecommence a connaitre mes voisins et on fait des echanges en fin de marche, viennoiseries contre fruits, legumes, ou jus de fruits. :-)

Sinon, je me suis fait couper les cheveux aujourd’hui… ca fait un bien fou !! Belle coupe et belles boucles et pleins de compliments de la part de mon coiffeur. 

Cote cuisine, j’ai teste les muffins fruit de la passion, pas mal du tout meme si ils etaitent pkus a la banane qu’a la passion… J’ai aussi fait une tarte tatin aux poires bio, avec pate brisee maison,… ne manquait que la boule de vanille pour accompagner!

Quelques petites choses marrantes remarquees les semaines passees:

  • Une mamie surfant sur son Iphone 4 plus habilement que moi…
  • Un gamin de 8 ans avec des dreads et le crane a moitie rase…
  • un monsieur de quarante ans en costume et aux ongles vernis roses…
Et quelques photos rigolotes:
Un camion a l’ancienne vert fluo!
Welli ou la ville des accros de cafe… meme un centre d’urgence pour les crises de manque…
Une tornade rose de la tete aux pieds

Enfin, j’ai malheureusement une annonce bien triste a faire… Mon ordi portable vient de deceder :-$ … la carte mere est abimee. Trop cher de la remplacer… ( Merci Bertrand pour ton aide) Il fonctionne encore mais il ne faut pas le bouger du tout! Donc pour le moment je fais avec l’ordi de mes colocs jusqu’a decision d’en racheter un…ou pas!

Voila la mise a jour du moment!

Je sais que vous etes tous pris dans vos vies de tous les jours mais un petit mail de temps en temps ca me ferait plaisir! Merci!!!

Bisous a chacun d’entre vous. 

25 mars, Wellington

8h50 de boulot avec une demie-heure de pause à 16h30 (commencé à 10h)… J’ai tellement couru toute la journée que j’en ai eu des crampes aux cuisses en rentrant…

Mais tout se passe bien! Le seul problème que je vois c’est que comme je suis douée quand c’est plein, ils vont me sucrer mes marchés… Moi je les aime bien mes petits marchés, ça fait des vacances… 

J’adore Welli… le trajet du soir par la côte quand le soleil se couche, que les lumières de la ville s’allument peu à peu, c’est magnifique! J’essaie de prendre des photos cette semaine et de vous les mettre!

Au passage, ceux qui attendent des photos du tiramisu peuvent attendre longtemps…je trouve pas de boudoirs… snifffffff!!! Donc je me rabats sur des muffins fruits de la passion… 

Bisouuus à tous!

23 mars, NZIAF suite et fin!

Bon voilà c’est fini!

Le festival a clôt ses portes par une soirée où les bénévoles n’étaient pas invités… ils ont beaucoup à apprendre sur la reconnaissance du bénévole…

Mais j’ai été voir Raoul de James Thiérée…

Transportée par sa poésie et son ingéniosité magique, avec pourtant quelques déceptions.

Arrière petit-fils de Charlie Chaplin et fils d’un couple d’artistes, il a le spectacle dans les veines et le sens du grandiose minutieux.

Le spectacle commence avec le décor visible, voiles immenses rafistolées et une structure métallique dépasse. Le noir se fait et un abruti arrive en retard avec ses gros sabots et sa lampe torche…et monte sur scène!!! Raoul entre en scène.

On découvre alors un univers fait de bric et de broc entre mer, ciel et terre, où les objets prennent vie mais jamais comme on s’y attend, où des créatures fantastiques viennent déranger Raoul… il est bousculé, obligé de sortir de son petit cocon pour découvrir l’extérieur et composer avec ce qui lui tombe dessus. La musique et les lumières s’y mettent aussi, les interactions sont permanentes et magiques!

James Thiérée est doué de son corps, de ses mains et de son imagination et il nous le prouve pendant 1h30…et c’est ce que je pourrais lui reprocher. Il déroule ses compétences sans nous laisser le temps de vivre la poésie et la magie. Les scènes ne sont pas vraiment approfondies, on a presque l’impression d’être au cirque et de regarder s’enchaîner les numéros. Pourtant certains moments sont beaux et émouvants. Bousculé par une lumière un peu trop agitée, Raoul se retourne et découvre le public… long regard (j’en ai presque pleuré tellement ce regard était intense)… surprise, peur, interrogation, amitié puis plus rien. C’est dommage de ne pas jouer avec nous, de ne pas approfondir cette relation.

Evidemment le comique de grand papa est présent en permanence, du mime burlesque aux situations abracadabrantes, on rit beaucoup. Et c’est souvent facile… Les fans de Chaplin y trouveront leur bonheur mais pour ma part, j’ai besoin de plus ou de moins…

Reste quelques envolées remarquables, une scène de nage aérienne époustouflante, quelques poissons qui m’ont fait rêver, une scénographie incroyable (des voiles, des tuyaux, des passages secrets…) et un timing parfait (quelques disparitions et échanges de marionnettistes impressionants!).

4 soirs de représentations, 4 soirs de standing ovation… James sait conquérir son public et malgré ses quelques reproches (minimes), j’attends avec impatience de le revoir!

Je ne sais pas si il tourne encore en France mais n’hésitez pas à aller le voir!

Je connais mes limites, c’est pourquoi je vais au-delà. S. Gainsbourg
Bertrand… merci!

Si je m’attendais à trouver ce film là…

Si je m’attendais à trouver ce film là…

En retard, en retard, je suis en retard!!!

C’est ça! Je suis devenue un gros lapin blanc depuis 2 semaines!

Donc bien sûr, bénévolat au festival pour quelques jours encore…

Et sinon, j’ai trouvé du boulot! Dans un café restaurant français… et je fais des marchés aussi le samedi et dimanche matin… la vie commence donc doucement à  s’installer… Alors oui, je sais ce n’est pas ça qui va m’aider à parler anglais mais c’est un boulot! J’apprends le service et les cafés et puis les marchés c’est sympa! Les gens ont le temps, bafouillent français, et sourient!

Pour rester dans le thème France et dans la culture, hier j’ai profité d’une initiative bien sympa.

Lunch Date, concert gratuit de 45min donné par l’orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande. On y apporte son lunch, son copain ou simplement soi et on profite de musiques classiques magistralement interprétées, dans une salle majestueuse. Au menu hier, Debussy, Saint-Saëns, Satie et Bizet…

C’est décontracté, ça démystifie la musique classique en abolissant certaines traditions formelles, j’aime! Ni trop court, ni trop long, des petites sucreries qui permettent de découvrir des artistes de différents pays, ce projet est une réussite!

Bien sûr, je continue mes expériences culinaires avec un carrot cake réussi (premier essai et première fois que j’y goûte) et un tiramisu dans le viseur.

Pour les accros aux photos, j’essaierai d’en mettre bientôt!

Les plans n’étant vraiment pas le fort des voyages, je ne sais pas combien de temps je resterais à Wellington et quand est-ce que j’irais dans l’île du Sud… les posts risqueront d’être encore plus espacés, pardon d’avance. N’hésitez pas à me harceler de mails pour avoir de mes nouvelles!

Bisous!!!!

15 mars, NZIAF (2)

Le Festival termine tranquillement sa dernière semaine et j’ai quelques spectacles de retard…

Beautiful Burnout de Frantic Assembly & National Theatre of Scotland

Boxer, jouer, danser… un cocktail fort!

L’histoire tourne autour de 5 jeunes écossais qui tentent de réussir dans le milieu de la boxe, de l’entraîneur et de la mère d’un des jeunes. On voit les désirs et les inquiétudes de chacun, leur vision de la boxe et leurs aspirations. C’est ce qu’on appelle du théâtre physique, les acteurs tiennent une forme impressionante (pompes, courses, boxe pendant 2h…), ils se sont entraînés 3 mois dans un club de boxe pour avoir le corps et les compétences de boxeurs.

La scènographie est intéressante, le ring est au centre d’une arène de trois blocs de spectateurs. Au milieu de ce ring tourne un cercle qui servira de vrai ring pour les matchs joués au ralenti. De deux coins sortent un frigo et une machine à laver qui sont utilisés par la mère pour évoquer ses peurs et sa vie quotidienne. Un mur d’écrans au fond diffusent des moments fragmentés de la pièce, égrainent les 3 minutes d’un round ou servent de toile de fond étoilé à l’unique scène romantique, des sacs de frappe mobiles apparaissent et disparaissent au gré des entraînements et des spots tromboscopiques rythment les moments dansés.

C’est un spectacle percutant autant qu’émouvant, on s’attache aux personnages et on pleure de la fin aussi triste qu’inévitable. La musique forte et les spots nous emprisonnent dans cette arène avec eux. Comme j’étais au premier rang, j’ai été happée et gardée prisonnière pendant plus de deux heures! Et si l’accent écossais perturbe un peu au début, on s’y fait vite.

Le lendemain, j’ai assisté à la rencontre avec le co-metteur en scène et un des responsables du Théâtre National. Une vraie découverte! J’adore le concept de théâtre physique et l’histoire de la compagnie (2 hommes absolument hors du circuit théâtral au départ) et je suis tombée sous le charme du Théâtre National Ecossais. Ce théâtre n’a pas de théâtre! Aucun bâtiment propre, il est donc présent partout en Ecosse. Il co-produit une vingtaine de pièces par an et est accueilli dans toutes les villes qui possèdent un théâtre. C’est plus une marque de fabrique qu’une institution. J’irais peut-être faire un tour en Ecosse en rentrant! ;-)

Tezuka de Sidi Larbi Cherkaoui

… Subjugée par ce spectacle! Complet, juste et enchanteur …

Le chorégraphe belge a travaillé sur Osamu Tezuka, auteur de mangas et artiste majeur du Japon post-Hiroshima. Ce spectacle reprend sa vie et son oeuvre au travers de la danse, de la vidéoprojection, d’arts matiaux, de calligraphie et de musique. C’est un bijou d’exactitude à tous points de vue. Les chorégraphies sont superbes, notamment les duos… (Cherkaoui a un don pour les duos, je repense à un moment où 2 hommes dansent ensemble dans une sorte d’intimité presque violente, c’est d’une beauté troublante). La musique nettoie l’âme par sa beauté fluide et pure, le travail minutieux et presque magique de vidéoprojection est époustouflant.

Le seul reproche qu’on pourrait faire, c’est qu’il y en a partout, tout le temps, on manque inévitablement des choses et on le regrette.

Je pourrais écrire des lignes et des lignes sur ce spectacle mais le mieux est que vous y alliez puisqu’il est programmé au Parc de la Villette au mois de mai!

http://www.villette.com/fr/agenda/Sidi-Larbi-Cherkaoui-2012.htm

Aucune excuse pour ne pas y allez! Ca vaut le déplacement quand on habite en province, les prix ne sont pas excessifs et c’est l’occasion de découvrir un artiste prometteur.

Animals and Children took to the streets de 1927

Un spectacle ingénieux pour un conte macabre…

Trois grands écrans blans qui servent de décors par vidéoprojection et trois femmes qui jouent tous les personnages, c’est tout ce qu’il faut à la compagnie 1927 pour vous emmenez dans son univers décalé et effrayant… Dans ce conte dessiné à la Tim Burton, on nous parle d’enfants semant la terreur la nuit, de voisins étranges, d’un gardien taciturne qui ne rêve que de quitter ce quartier lugubre, d’une jeune et jolie mère pleine d’espoirs qui espère sauver les enfants par les joies du collage, d’une politique radicale pour soigner le problème (drogués les enfants pour les transformer en zombies…, et tout ce que trouve à dire une voisine c’est que c’est une grande amélioration, mon côté militante m’a gratouillé!!!).

Les personnages vivants apparaissent dans les fenêtres découpées dans les écrans ou devant et interagissent avec les projections. C’est comique parfois, triste souvent mais intelligent toujours.

Je n’ai pas tout compris car les jeunes femmes ont un fort accent anglais et font beaucoup de jeux de mots… mais j’espère qu’il y avait un côté dénonciateur parce que sinon c’est juste lugubre comme histoire…

Pour vous donner une idée et parce que je ne suis pas certaine d’être claire…

http://www.19-27.co.uk/#animals

 Prochaine critique Raoul de James Thiérée qui mérite un billet à lui tout seul, et ce sera dimanche!!!!

Twenty years from now you will be more disappointed by the things that you didn’t do than by the ones you did do. So throw off the bowlines. Sail away from the safe harbor. Catch the trade winds in your sails. Explore. Dream. Discover.
Mark TWAIN

3 mars, NZIAF

Ou le ” New Zealand International Arts Festival”

Bénévole donc depuis une semaine… beaucoup d’anglais et de blablas et quelques spectacles évidemment…

First Contact, Michel Tuffery

Soirée d’ouverture du Festival, vendredi 24 février.

Projet original de projections vidéos sur les murs du Musée Te Papa accompagné d’un concert de musiques du Pacifique, mélange d’instruments traditionels et de musique électronique. C’était intéressant mais manquait de peps, j’ai attendu une envolée picturale et musicale qui n’est jamais venue… Mais le point intéressant est que j’ai eu l’impression de me retrouver au Palais des Papes, face à ce mur mythique. Les étoiles, le vent, les projections sur les vieilles pierres…ça m’a plu de retrouver ces sensations familières ici.

Arcane, Les Philébulistes

 Deux circassiens francs-comtois ont crée une machine à voltige impressionante, deux immenses roues assemblées pour ne faire qu’une roue géante. Découverte de la machine prudente accomapgnée d’une musique touchante, puis des prouesses de plus en plus vertigineuses ponctuées par un piano virvoltant. C’était enchanteur et émouvant… Moi je dis, vive les français!!! :-D

Birds with skymirrors, Lemi Ponifasio, MAU

Ah la danse contemporaine!

Scène noire, danseurs costumés de noir ou nus, écran diffusant en boucle 10 secondes d’un pélican englué dans du pétrole, bande sonore monotone et aggressive, un pilier de graphite poli zèbre la scène… Atmosphère visuelle et sonore très lourdes…

Quant à la danse, des hommes, des femmes, un groupe de moines qui dansent (font des mouvements) sans aucun lien, pas ou peu d’interactions… un rythme égal tout au long du spectacle, soit lent et lourd. Ce fameux pilier n’est à aucun moment utilisé et j’ai eu beau me creuser la tête je ne lui ai trouvé aucune signification, à part peut-être celui de polluer la vue des spectateurs et donc d’entrer en résonnance avec le thème abordé par le chorégraphe. Ce chorégraphe donc, de Samoa (île du Pacifique) a la volonté de travailler ses spectacles autour de l’implication de l’homme dans la nature. Il travaillait ici sur la pollution marine et l’impact sur les oiseaux… A un niveau hautement ironique, il a réellement réussi à polluer l’atmosphère…

Je ne vais pas déblatérer sur la nudité des danseurs, ceux qui me connaissent savent le discours que je tiens sur cet aspect, mais il y a eu quelques moments de réelle beauté avec un superbe travail sur la lumière et donc l’ombre. Corps nus musclés de danseurs jouant aux oiseaux dans une lumière grisée pleine d’ombres, on devine les ailes et  l’envol apparaît… magnifique! Mais ces quelque instants ne suffisent pas à rattraper le reste, dommage.

Deux autres spectacles et peut-être Raoul de James Thiéréé…critiques à venir

toilettes originales d’un artiste dont j’ai oublié le nom…